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Négocier

L’avocat est souvent décrit dans le public comme un « batailleur », ou comme « voulant mettre de l’huile sur le feu », par tempérament ou dans le but de percevoir davantage d’honoraires.

Malheureusement cette représentation caricaturale, (qui certes peut exister), a largement retenti sur l’image de la profession.

Il faut donc souligner ici que Maître Isabelle BECK n’a pas pour objectif de faire la guerre, mais d’assurer au mieux la défense des personnes qui la contactent, tant sur le plan humain que pour la préservation de leurs intérêts financiers.

Il est des cas dans lesquels il est impossible d’envisager la mise en place d’un accord, sous peine de trahir son client ou ses propres valeurs morales.

Nous parlerons ici d’autres contextes qui permettent d’espérer parvenir à un arrangement amiable:

1. Un climat propice à la discussion

Il arrive que les parties aient des points de vue différents, tout en souhaitant se conduire de façon correcte et loyale vis-à-vis de leur contradicteur.

Un exemple typique est celui de la fixation du montant d’une prestation compensatoire dans le cadre d’un divorce où les époux sont parfaitement d’accord sur son principe, par exemple du fait qu’une épouse n’a pas travaillé durant de nombreuses années pour s’occuper de la famille.

Le chiffrage d’une prestation compensatoire qui dépend de nombreux critères fixés par le code civil peut être obtenu par diverses méthodes de calcul, sans qu’il existe à proprement parler une règle ou un barème à appliquer.

Dès lors, ce qui est important est que ce chiffrage apparaisse au final, comme juste pour chacun des ex-époux.

Le rôle de l’avocat va consister à fournir d’abord à son client une sorte de « fourchette », basée sur son expérience professionnelle.

Il doit ensuite l’amener à réfléchir au montant qui lui semblerait le plus adapté, en fonction de son âge, de sa santé, de ses besoins présents et futurs prévisibles, de son patrimoine, de l’âge des enfants, etc….

Cette réflexion peut s’accompagner de la consultation d’un assureur pour déterminer quel capital serait de nature à compenser des droits à la retraite perdus, la demande d’avis d’un notaire ou d’un agent immobilier pour connaitre la valeur réelle d’un bien immobilier à vendre ou partager…

La négociation va pouvoir s’amorcer soit directement entre les époux, soit par un échange de courriers strictement confidentiels entre avocats.

La construction d’un accord qui sera considéré par tous comme juste et acceptable, est toujours préférable à une bataille judiciaire, par définition éprouvante et longue, dont l’issue est au surplus très aléatoire.

2. Une nécessité de mettre fin au conflit

La négociation peut être un art difficile.

Elle suppose une capacité de faire des concessions, sans pour autant capituler.

Maître Isabelle BECK a l’expérience de dossiers, dans lesquels les parties vivent depuis des années, un conflit judiciaire particulièrement aigu et ne sont pas prêts à accepter une quelconque négociation.

Son but est alors de faire comprendre à son client que le temps de la négociation est venu, même s’il l’envisage de prime abord à contre cœur, tant il est vrai que les procédures longues et multiples sont épuisantes moralement et psychologiquement.

Cependant, la négociation ne sera possible que si l’avocat adverse est dans le même état d’esprit.

De plus, la négociation suppose qu’à ce stade les deux parties sont également convaincues qu’il faut en finir.

Négocier et parvenir à un accord honorable, fait partie des missions où l’avocat ressent un soulagement, pour ne pas dire une satisfaction d’avoir œuvré dans l’intérêt général.

3. Il est des cas dans lesquels la négociation doit être systématiquement recherchée.

Je parle ici des désaccords dans le cadre de la liquidation de régimes matrimoniaux ou dans les successions.

Rares sont les notaires qui ont la patience d’entendre dans leur bureau, des ex-époux ou des héritiers s’insulter ou évoquer des épisodes du passé expliquant les raisons profondes de leur conflit.

Après une réunion houleuse, les notaires ont hâte de retrouver l’atmosphère feutrée de leur étude et leurs dossiers de vente de biens immobiliers !

Bien souvent, les opérations notariées vont dès lors s’éterniser, avant la saisine éventuelle du Tribunal, qui mettra plusieurs années pour statuer définitivement.

Pour Maitre Isabelle BECK, dans ce type de dossiers, le but est incontestablement de faire en sorte qu’au-delà des rancoeurs, des provocations et des désaccords, une négociation puisse avoir lieu et conduire, avec la collaboration active du ou des notaires choisis par les parties, à un accord.